Terrils de mines de houille

Les terrils, dépôts des stériles de l’exploitation houillère, sont une marque très caractéristique du paysage wallon.

Entre 2001 et 2003, l'Université de Mons-Hainaut (UMH) a procédé à la collecte des données relatives aux terrils de mines de houille de Wallonie avec pour objectif de proposer une base de données et d'y associer une cartographie. Ce travail s'est basé sur les fiches descriptives de la Société pour l’Exploitation rationnelle et l’Étude des Terrils (SERET) de 1987 car il s'agissait de l'inventaire existant le plus complet.

L'application "Thématiques sous-sol" présente la cartographie et donne accès à certains champs de la base de données. Pour avoir accès aux données confidentielles, il est nécessaire d'obtenir un accord du Service géologique de Wallonie.

Base de données

Pour compléter la base de données, l'Administration a mis à disposition les renseignements suivants :

  • Les fiches SERET : dossier sur papier reprenant les informations récoltées en 1987 par la SERET lors d’un travail de recensement des sites charbonniers de Wallonie.
  • Les documents d'informations sur la classification des terrils de Wallonie en 1989 et 1995.
  • Les archives de l'Administration concernant les sites charbonniers de la région de Namur.
  • Les documents de l’Administration des Mines de 1982 concernant certains sites charbonniers.
  • La liste des concessions minières et leur numéro.
  • La documentation sur quelques terrils ayant été exploités par Ryan Europe s.a..

De son côté, l'UMH a pu se fournir les informations suivantes :

  • La liste des terrils en Sites d'activité économique désaffectés (SAED) de la DGATLP.
  • Les références cadastrales des terrils encore en exploitation en 2001 (DPA, divisions régionales).
  • Les arrêtés de classement concernant les sites charbonniers (DGATLP).
  • Les renseignements et documents concernant les statuts des sites, en aménagement du territoire et conservation de la nature (DGATLP, DGRNE).
  • La documentation bibliographique (UMH et autres)
  • Les renseignements divers obtenus lors de la prise de contact avec des personnes compétentes en ce domaine.

La base de données ainsi créée a permis de rassembler une série d'informations :

  • Les informations générales : Localisation, commune, concession, siège, date de création et de fin du terril, ... ;
  • Les informations telles que reprises dans les fiches de la SERET : présence du terril, surface, volume, forme, implantation, habitations à proximité, aménagements, composition, aspects écologiques, végétalisation, avis divers, propriétaires, Arrêté d'assainissement, ... ;
  • Les informations sur les études complémentaires : Organisme, date, surface, volume, forme, implantation, habitations à proximité, aménagements, composition, aspects écologiques, végétalisation, avis divers, propriétaires, ... ;
  • Les informations sur l'exploitation et le cadastre : Année de l'information, arrêté de valorisation, date de permis, début d'activité, siège, états d'exploitation et d'assainissement, exploitant, fin d'activité, références cadastrales, ... ;
  • Les informations quant aux classifications de 1989 et 1995 : Code classification, date d'arrêté de classification, référence Moniteur belge, motivations de la classification, ... ;
  • Les informations quant au différents types de statuts ;
  • Les incohérences ;
  • Les photographies ;
  • La bibliographie.

Cartographie

L'UMH a recensé 738 terrils et en a cartographié 559 encore dressés ou arasés, pour une superficie de plus de 27 km².

Les terrils ont été repérés sur la carte topographique de l’IGN sur base des informations récoltées dans les archives, puis leur contour a été numérisé sur base des Plans photographiques numériques communaux (PPNC), orthophotoplans d’une résolution de 40 cm acquis entre 1994 et 2001 par l'Administration. Autant que possible, la localisation du terril a été déterminée : s’il a disparu, un cercle marque son emplacement approximatif ; s’il a été remodelé, l’ancien et le nouveau contour sont repris.

Lors de la numérisation de cette couche, plusieurs cas critiques se sont alors présentés :

  • Il est parfois difficile de délimiter le contour du terril, le relief est peu distinct sur les PPNC, dans la mesure du possible nous en délimitons plus ou moins le contour, sinon nous situons simplement son emplacement à l’aide d’un cercle ;
  • Lorsque le terril n’existe plus ou a été aplani, c’est le site charbonnier qui est délimité par un polygone ;
  • Lorsque le terril n’existe plus depuis longtemps, que le site a été reconverti, nous situons son emplacement par un cercle. ;
  • Dans certains cas, les informations cartographiques IGN, contour du terril, ne correspondent pas au contour visible sur le PPNC. Cette différence représente les terrils qui ont été remodelés. Dans ce cas deux polygones sont associés à un même terril (l’ancien contour et le nouveau contour).

Les terrils ont été classifiés en fonction du type de délimitation et la présence ou absence du terril :

  • 277 objets "Terril présent et délimité" (Code 1) - terril non remodelé et dont l'extension est cartographiable ;
  • 48 objets "Terril présent, site délimité" (Code 2) - terril remodelé et dont l'extension a été cartographiée sur base d'informations alternatives ;
  • 60 objets "Terril présent sans délimitation" (Code 3) - terril peu distinct et dont l'extension est difficilement cartographiable ;
  • 40 objets "Terril absent avec délimitation ancien terril" (Code 4) - terril absent et dont l'extension a été cartographiée sur base d'informations alternatives ;
  • 134 objets "Terril absent sans délimitation" (Code 5) - terril absent et dont l'extension est difficilement cartographiable ;
    Soit, 559 terrils cartographiés.

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