Structure de l'inventaire

Toutes les données de l'Atlas du Karst (fiches techniques des sites et cartes à 1/10.000) ont été informatisées et organisées en base de données permettant leur consultation, leur mise à jour et leur illustration par plusieurs milliers de photos. L’ensemble a été géoréférencé pour pouvoir être exploité « par couches » dans un système d’informations géographiques (SIG - ArcView).

Avantages d’une base de données géoréférencées

Elle doit faciliter l’intégration des données karstiques sur d’autres cartes pour la prise en compte de ces phénomènes dans les plans d’aménagement du territoire.et dans la gestion de l’environnement calcaire. L’objectif est de contribuer à une forme de cadastre du sous-sol au même titre que les données sur les puits de mines, les anciennes carrières souterraines, ou d’autres aménagements "enterrés". Les données géoréférencées provenant de l’Atlas sont proposées sous différentes formes :

  • des données ponctuelles (comme les sites, les carrières, les captages... chaque point caractérisé par des coordonnées X et Y)
  • des données linéaires (failles, rivières souterraines...)
  • un ensemble de polygones (délimitation des affleurements calcaires, limites des zones à protéger, bassins versants et hydrogéologiques...)

Les couches suivantes provenant de l’Atlas du Karst sont consultables sur l'application "Thématiques sous-sol".

  • les terrains calcaires : une sélection de couleurs permet de différencier les calcaires dévoniens des calcaires carbonifères. Cette différenciation se justifie vu les différences de dissolution et de types de phénomènes que l’on retrouve dans ces deux catégories de massifs. Par ailleurs la vulnérabilité aux pollutions et la capacité d'épuration peuvent être très différente selon les étages géologiques. Les limites des affleurements calcaires sont extraites de la carte géologique de Belgique. Suivant l’état d’avancement de la nouvelle carte géologique de Wallonie (réalisée au 1/25.000) les nouvelles délimitations des formations calcaires ont été reportées sur la carte. Pour les zones où cette révision n’est pas terminée, nous nous sommes basés sur les anciennes cartes géologiques (au 1/40.000) datant du début du 20e siècle.
  • les failles affectant les zones calcaires ont été extraites des cartes géologiques. On constate qu’elles ont une incidence sur l’alignement et le positionnement de certains sites karstiques et qu’elles peuvent jouer un rôle dans le drainage du terrain.
  • les sites karstiques recensés (abris-sous-roche, cavités, pertes, résurgences, dépressions, abannets) avec leur numéro de référence unique servant de clé et de lien vers les fiches descriptives et vers la base de données bibliographiques, les photos, les topographies et les états des lieux ;
  • les sites karstiques présentant un diamètre important en surface : les dépressions présentant un diamètre supérieur à 50 m sont représentées par un polygone qui épouse la forme de la cuvette en question ;
  • les circulations d’eau souterraine, soit les relations de type perte/résurgence, en distinguant celles qui ont fait l’objet d'une reconnaissance par traçage (injection d’un colorant) de celles qui sont hypothétiques.

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Description des sites karstiques

Chaque phénomène fait l’objet d’une fiche descriptive comprenant les champs suivants :

  • Nom et localisation
    • Nom du site : nom communément utilisé pour désigner le phénomène et son appellation de référence dans la littérature. Lorsqu’un phénomène présente plusieurs appellations, elles figurent dans un champ "synonyme".
    • N° AKWA : N° unique lié à la base de données du karst (se composant du N° de la planchette 1/10.000e suivi d’un N° de site à trois chiffres, ex : 592-056.
    • Commune : champ comprenant le nom de la commune et celui de l'ancienne commune (d'avant la fusion).
    • Lieu-dit : hameau ou nom local d'un point de repère proche du site karstique en question (repère géographique).
    • Coordonnées Lambert : coordonnées géographiques en Lambert 72 permettant la localisation du site. Ces coordonnées ont été obtenues soit dans la littérature, soit via GPS (pour les relevés récents), soit par report sur carte. La précision de la localisation des phénomènes varie entre 5 et 50 m suivant la source. Dans la base de données sont également reprises les coordonnées en degrés décimaux.
    • Altitude : sauf cas particulier, elle est relevée à partir des courbes de niveau sur la carte. Pour les sites souterrains et/ou les sites présentant une profondeur importante, la valeur est celle de l’entrée ou du plateau dans lequel il s’ouvre (précision suivant la lecture de la carte de 1 à 10 m).
    • Bassin : mentionne le cours d’eau (sous-bassin + cours d’eau de moindre importance) dans lequel se situe le phénomène karstique. Cette « unité hydrologique » a été jugée comme la plus pertinente pour la gestion intégrée du karst et des eaux souterraines.
    • Cantonnement forestier : reprend le nom du cantonnement forestier dans lequel se situe le site. Ceci pour des raisons de gestion, de surveillance et de protection du site.
  • Caractéristiques et description du site
    • Géologie : étage / formation (sur base de la nouvelle ou de l'ancienne carte géologique suivant l’état d’avancement de la révision).
    • Description : texte présentant sommairement les caractéristiques du site et de son environnement immédiat. Mention de son accessibilité et de sa situation au sein du massif.
    • Hydrogéologie : aspects liés à l’eau affectant le site en question (débit, hauteur, nature des eaux… et relations éventuelles avec d’autres phénomènes au sein d’un même système hydrologique).
    • Etat des lieux : date, suivi d’une observation quant à l’état du phénomène. Plusieurs états des lieux successifs peuvent être encodés pour un même site afin de suivre son évolution. Ce champ fait état des cas de pollution, des travaux de recherche et de réhabilitation en cours.
  • Dimension du site
    • En surface : longueur / largeur / profondeur exprimées en m pour un phénomène donné.
    • Sous terre : développement / dénivellation exprimées en m pour la partie souterraine du site.
    • Topographie : reprend le nom et la date des différents auteurs de plan(s) concernant le site pour les cavités d’un développement supérieur à 20 m). Pour les sites de + de 50 m de développement, les topographies ont été scannées et font partie des documents attachés (au même titre que les photos) qui peuvent être consultés via la base de données.
  • Statut du site
    • Intérêt(s) : indication, parmi une liste d’intérêts scientifiques, des aspects intéressants ou qui mériteraient d’être approfondis et étudiés pour le site. Les catégories d’intérêts mentionnés sont: géologique, géomorphologique, hydrologique, archéologique, biologique, spéléologique, paysager.
    • Statut(s) : mentionne le statut au plan de secteur, ainsi que tout autre statut de protection octroyé au site (où à un périmètre + /- grand dans lequel il se situe ; ex : site classé, parc naturel, zone Natura 2000, Cavité Souterraine d'Intérêt Scientifique…).
    • Intervention(s) : en regard de l’intérêt, de la vulnérabilité du site ou de son état des lieux, mesures que la CWEPSS suggère de prendre pour contribuer à la conservation du site et dprotéger durablement le karst local.
  • Références bibliographiques
    Liste par ordre alphabétique (et de date) des auteurs ayant publié des informations sur le site en question. La volonté est d’être le plus exhaustif possible pour permettre aux utilisateurs, à partir d’une fiche synthétique unique, de connaître l’ensemble de l’information disponible sur un site karstique particulier ou sur un massif calcaire

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